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XXIe MASTERS FRANCE ROYAL CANIN : LE REPORTAGE D'ELISABETH VIALLES |
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En ce premier week-end d’août, c’est une pluie
d’émotion qui s’est abattue sur le Marais Poitevin, et plus précisément
sur le site de la Maison du Cheval à La Garette… Les tout derniers
Masters France d’Agility Royal Canin, la vingt et unième et dernière
édition…… Mais commençons par le commencement…. Bien
évidemment, pour préparer une telle manifestation, beaucoup de travail
en amont est nécessaire, et cela exige que le comité organisateur se
réunisse plusieurs fois au cours de l’hiver et du printemps, puis une
dernière fois en juillet avec tous les bénévoles pour une ultime
répétition, afin de s’assurer que chacun sera bien à son poste au moment
opportun. Et puis, il faut installer…. Et ce n’est pas une mince
affaire ! Christine et Gérard Labrocherie (Cricri et Gégé pour les
intimes !) accompagnés de Bruno Martial, sont à pied d’œuvre dès le
mercredi pour décharger un premier camion de matériel (en gros, tout ce
qui concerne l’éclairage et la décoration du grand manège couvert) et
faire les premiers branchements. Jeudi matin, une dizaine de bénévoles
rallient et on attaque ! Laurent, Johanny, et quelques autres vont
chercher le gros matériel (tables, chaises, mais aussi barrières Vauban,
barnums, sans oublier les barques qui, fleuries, complèteront le décor
du manège). Et, croyez-moi, charger et décharger tout ça sous un soleil
de plomb, ce n’est pas forcément une partie de plaisir ! Il faut donc
les remercier encore pour ce travail ingrat mais indispensable. Il faut
aussi donner un coup de chapeau à un fidèle d’entre les fidèles, un
travailleur acharné, qui a tenu à œuvrer dans l’ombre, notre ami
Christian, dit « l’Auvergnat », qui ne sait pas s’arrêter quand il a
commencé ! Pendant ce temps-là, le secrétariat s’installe, entre
deux déchargements. Même si la plupart des documents sont prêts, il faut
ranger dans des chemises différentes les feuilles de terrain de chacune
des quatre épreuves, mettre au propre le plan de table et préparer les
tickets pour le repas du samedi soir, terminer la confection des
programmes destinés aux Jeunes Conducteurs (merci Adélie et
Valentine !), bref réaliser un travail de fourmi mais nécessaire là
encore. Ranger aussi les cadeaux destinés à nos chefs bien-aimés Patrick
et Cricri, les cacher devrais-je dire, car si chacun était au courant
pour l’autre, ils ne savaient bien évidemment pas tout !!!!!! Patrick
Decorte, responsable des grands événements pour Royal Canin, arrive dans
l’après-midi, accompagné de Brigitte, son épouse, ce qui est pour nous
un plaisir, et un remerciement pour le travail accompli. Jeudi soir, une bonne douche avant le dîner est la
bienvenue, tant il a fait chaud ! Mais le vendredi sera aussi une
journée fatigante et importante : tout doit être fin prêt le soir pour
que la fête commence ! Heureusement, il fait beaucoup moins chaud, et
l’installation se poursuit : accrocher les drapeaux des régions et le
ballon Royal Canin au-dessus des carrières dans lesquelles auront lieu
les épreuves, monter les tentes qui abriteront les chronomètres
électroniques, les officiels et l’équipe Internet, matérialiser les
terrains, installer la buvette, moquetter de rouge tout le manège après
avoir mis en place les voiles qui cacheront la charpente, créer le décor
floral, poser les calicots et les fléchages, voilà quelques-unes des
tâches qu’il faut accomplir. Tout au long de la journée, des concurrents
arrivent et viennent nous dire bonjour, échanger quelques mots avec nous
(mais nous n’avons guère de temps à leur accorder !), le site prend
forme et s’anime. Vendredi soir, comme d’habitude, tout est en place…
Une nuit de repos, et….. Attention, Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça
va commencer ! Samedi matin 2 août : dès six heures, l’équipe en
tenue est à pied d’œuvre. Un dernier briefing pour le personnel de
terrain pendant que la buvette s’active et que la remise des dossards se
prépare. Tout le monde est un peu fébrile, chacun a envie que ces
derniers Masters soient une réussite, mais l’atmosphère reste sereine.
Seule ombre au tableau, la pluie. Elle est arrivée pendant la nuit, et
elle s’annonce durable. Certes, cela évitera la poussière, mais bon…..
Les parapluies fleurissent, mais cela n’entame pas la bonne humeur des
concurrents, tous ravis d’être là. Un incident choquant à la remise des
dossards : une concurrente arrive, explique que son chien est mort
depuis la FAR à laquelle elle a été sélectionnée, mais qu’elle exige
néanmoins ses cadeaux puisqu’elle a payé…. Voilà une bien triste
mentalité, qui fait passer l’argent avant l’amour du chien, et nous
avons toutes été ébahies de cette manière de faire qui colle si peu à
l’esprit agility que nous défendons via les FAR et les Masters….. C’est donc sous la pluie que Patrick DECORTE et
Christine LABROCHERIE déclarent ouverts ces 21èmes Masters France
d »’Agility Royal Canin, et l’émotion est perceptible. Il faut dire,
que, comme les nombreux athlètes qui concourent aux Jeux Olympiques,
tous les agilitistes avaient envie de faire partie des sélectionnés,
même s’ils savent que tous ne gagneront pas. Pierre de Coubertin l’a
dit, « l’essentiel est de participer », c’est l’esprit du sport et c’est
l’esprit que nous sommes nombreux à vouloir conserver pour l’agility. Les premières séries vont s’élancer sur les parcours
dessinés par Maryannic JOURDEN pour un jumping A-B-D et Dominique DREYER
pour un agility C. Tout au long de ces deux jours et des quatre
épreuves, chaque catégorie (A-B-C-D) sera passée sur un parcours de
chacun des quatre juges retenus pour cette finale : outre Maryannic et
Dominique, Jean-Luc GENOT et David MARTINEZ départageront les Seniors.
Inutile, je pense, de dire que tous les tracés étaient bien destinés à
mettre en valeur les trajectoires des chiens, à faire en sorte que
chaque conducteur puisse donner le meilleur de lui-même et de son chien.
C’est important pour chacun, bien sûr, et cela l’était encore plus pour
ceux qui mettaient leur compagnon à la retraite lors de ce week-end
prestigieux. Parmi eux, citons Laly à Isabelle FRAGA (chien en blanc qui
aura réalisé quatre parcours sans faute), Némo à Véronique BEDEAU,
Northern à Sabine DESCHOOLMESTER, Olymp Red à Rémy QUENIN, nous
souhaitons à tous une longue et belle retraite auprès de leurs maîtres
respectifs. Pendant que les Seniors entraient dans la danse, les
Jeunes Conducteurs étaient réunis dans le manège pour un agréable petit
déjeuner qui leur était offert. En effet, ces 21èmes Masters d’Agility
Royal Canin mettaient en vedette tous ces jeunes, qui sont l’avenir de
notre discipline, qui sont pour la plupart d’entre eux autant si ce
n’est plus passionnés que les adultes, et dont Jean-Luc BRECHET,
créateur de la catégorie « Espoir », se plaisait à dire qu’ils
conduisaient mieux que leurs aînés ! Une Ambassadrice des Jeunes
Conducteurs avait été nommée pour accompagner tous ces jeunes pendant
tout le week-end, Stéphanie QUENIN, une ex-Jeune Conductrice au sourire
chaleureux et à la passion de l’agility débordante. Stéphanie a conçu
pour « ses » Jeunes un livret particulier, un « journal de bord des
Masters », extrêmement bien conçu. Le programme des Jeunes est bien sûr
détaillé, mais ce livret comprend aussi un bref historique des Masters,
des rappels des principaux points de règlement, des jeux, des
informations sur les classifications des chiens par groupes, des
conseils vétérinaires, l’interview d’une Jeune Conductrice habituée des
finales et des podiums. Nos Juniors et Poussins ont vu tout cela lors de
leur table ronde qui suivait le petit déjeuner, ils ont pu parler de
concours, de règlement et de tout ce qui touche à l’agility avec Nadège
DELATRE et David MARTINEZ, mais aussi de soins vétérinaires et de tout
ce qui touche à la santé et au bien-être de leur compagnon avec Emmanuel
RENARD (qui fêtait son anniversaire ce jour-là, d’ailleurs !). Enfin,
chaque enfant recevait un bon lui permettant de retirer une photo
offerte par Patricia et Robert, les photographes de nos manifestations,
un montage qui permettait de revivre en image une partie de ce week-end. Nos Jeunes Conducteurs couraient sur les parcours de
Nadège DELATTRE et de Michel DURIEUX pour les trois épreuves qui
devaient déterminer les vainqueurs de cette 21ème édition des
Masters. Mais ils pouvaient aussi participer au Trophée Jean-Luc
BRECHET, un K.O. qui leur est réservé, jugé par Nadège DELATTRE et René
RAUWEL. Pour d’évidentes raisons d’organisation et de temps, tous les
Jeunes ne pouvaient être inscrits, seuls les premiers à se présenter
étaient pris, à condition de courir avec le chien qui participait aux
Masters. Si les enfants le comprenaient fort bien, ce n’était pas
toujours le cas des parents, malheureusement…. Je voudrais enfin citer un Jeune Conducteur des Pays
de la Loire, Nicolas : son chien était blessé, il a n’a donc pu qu’être
spectateur pour ces derniers Masters, et je sais que cela lui a fait
beaucoup de peine. Son regard triste fera partie aussi de mes souvenirs
de ce week-end, tout comme sa résignation digne malgré sa déception. Ce
Jeune a accepté le règlement, il a eu une attitude remarquable, et je
voulais lui rendre un hommage particulier, à lui qui n’a pas pu
participer à la fête comme il l’aurait aimé. Bravo, Nicolas, et j’espère
que tu auras passé un excellent week-end malgré tout…. C’est une
mésaventure d’un autre genre qui est arrivé à un autre enfant, Romain :
le livret des Jeunes Conducteurs spécifiait bien que les parents
n’avaient pas le droit de le consulter, et Romain a respecté cette
consigne ! Mal lui en a pris : du coup, sa maman ne savait pas quand
était la dernière épreuve, et Romain ne s’est donc pas présenté, alors
qu’il était bien placé dans les deux précédentes. Et pourtant, Romain
avait le sourire le dimanche soir : l’apprentissage de la vie est
parfois difficile, mais ces jeunes savent nous montrer qu’ils sont bien
armés pour surmonter les déconvenues. Bravo à Nicolas, à Romain, et à
tous les autres ! Les épreuves se sont succédées sous la pluie, mais
elle a daigné s’arrêter dans l’après-midi, au grand soulagement de tout
le monde ! En effet, c’est traditionnellement le défilé des régionales
qui clôt la journée du samedi, avant le pot de l’amitié servi dehors et
le dîner de gala. C’est donc par un temps relativement clément que la
fête a pu se poursuivre ! Ce défilé est un temps fort des Masters, et la
plupart des régions avaient fait encore plus d’efforts qu’à l’accoutumée
pour que tous vivent un moment de fête ! Toutes les régions ont donc
d’abord défilé dans la carrière débarrassée des obstacles, avant de
revenir pour présenter leurs chorégraphies ou mises en scène. Cette
année encore, l’imagination était au pouvoir ! Avec ou sans costumes
régionaux, comme les Bergeracois ou les Alsaciens, voilà l’occasion de
faire un tour de France, en passant par la Lorraine, avec des sabots
bien sûr ! La Basse Normandie présentait une meute de « dalmatiens »
blancs à pois noirs de toutes tailles (j’ai même reconnu un ancien Grand
Schtroumpf qui était sorti de derrière son ordinateur et son Internet,
n’est-ce pas, Bruno ?), la Gironde, les Landes et la Dordogne
présentaient des « Miss » très élégantes accompagnées de leurs chiens,
le Limousin et la Bretagne étaient quant à eux très baba cool en
revisitant les années hippies. L’Ile de France était au goût du jour
avec une présentation des anneaux olympiques par des participants en
toges, alors que la Rhône-Alpes nous entraînait dans une présentation
très « Nouvelle Orléans », avec un superbe « Noir » portant une pancarte
« au revoir et merci », une manière bien sympathique de remercier pour
ces vingt et une années de plaisir avec les Masters. Exotisme aussi,
mais sans artifice, avec nos amis de la Réunion, qui alignaient cette
année encore deux concurrents, un Senior et une Jeune Conductrice, pour
la seule finale à laquelle ils participent, et c’est toujours un plaisir
que de les accueillir (tiens tiens !, qui est derrière, dans ce joli
paréo ? mais c’est notre amie Nadège, venue étoffer les rangs de cette
délégation chère à son cœur !). Restons aussi dans l’air du temps avec
une région qui n’a jamais engendré la morosité dans les défilés, la
Saint Hubert du Nord : cette fois, ce sont bien sûr nos amis les Ch’tis
qui sont les bienvenus à La Garette, avec des tee-shirts idoines, et
deux facteurs à vélo qui distribuent …. Non pas le courrier, mais des
Bêtises de Cambrai au public ravi ! Quant au podium de ce défilé, il
serait temps d’en parler : les vainqueurs de l’année dernière se
classent cette année à la troisième place, ce sont les représentants de
Pyrénées Gascogne qui, vêtus de rouge et de blanc, font un numéro
étourdissant autour d’un double mât de cocagne auquel sont accrochés des
rubans rouges et blancs eux aussi, les chiens prenant une part très
active à cette joyeuse ronde. La région Poitou-Charentes, vainqueur en
2006, troisième en 2007, s’adjuge la deuxième place en 2008, grâce à une
mise en scène très recherchée : de superbes Indiens très emplumés,
précédés de deux squaws à cheval, traîne un malheureux cow-boy avant de
l’attacher au poteau d’exécution pour le scalper, avant de clôturer par
une danse guerrière très impressionnante (que les âmes sensibles se
rassurent, le scalp était une perruque ! Quant à la première place de ce
magnifique défilé, elle revient aux Pays de la Loire, qui ont présenté
une chorégraphie vive, entraînante, pleine de gaîté, avec des ombrelles
vertes, blanches et bleues tenues par des danseuses et danseurs aux
pantalons blancs et aux polos aux couleurs assorties à celles des
ombrelles, chorégraphie dans laquelle les chiens avaient aussi leur
place : un peu d’imagination, une musique rythmée, pas de costume
extravagant, beaucoup de motivation, un esprit d’équipe, une grande
envie de s’amuser tous ensemble et de communiquer cette envie, voilà les
ingrédients mis en œuvre pour cette prestation ! Bravo encore aux trois
régions lauréates, avec une mention spéciale pour les Pays de la Loire ! Et c’est autour du pot de l’amitié qu’on retrouve les
Indiens, les jazzmen, les facteurs, les danseurs de toutes sortes, les
« dalmatiens », les hippies, les Miss et tous les autres. Une fois
l’apéritif terminé, place à un autre clou du week-end : le dîner de
gala, toujours très couru par les participants. C’est dans l’émotion que
débute cette soirée : Patrick DECORTE remercie Christine LABROCHERIE
pour sa collaboration appréciée aux FAR et aux Masters pendant plusieurs
années, en lui offrant un magnifique palmier à planter dans son jardin
(petit détail : finalement, heureusement qu’il y a le camion du matériel
pour transporter cette plante immense !). Les bénévoles ne sont pas en
reste, puisqu’ils offrent à Christine un sac et son porte-monnaie
assortie à la toile imprimée …. de chiens, bien sûr ! Mais Patrick
DECORTE n’est pas oublié lui non plus : le comité d’organisation connaît
le plaisir qu’il prend à cuisiner, et lui offre donc un beau livre,
autant livre de recettes du monde que carnet de voyage d’un grand
cuisinier et recueil de photos toutes plus sublimes les unes que les
autres. Une manière de lui dire combien nous avons aimé travailler avec
lui, et pour lui…. Les larmes ne sont pas loin….. Elles ne sont pas loin
non plus lorsque Bruno Delafenestre, appelé au micro comme l’un des plus
anciens participants aux Masters, rend un vibrant hommage à cette
organisation si appréciée au fil des années. On croit qu’il a fini, mais
non ! Bruno a un message personnel à faire passer : une demande en
mariage ! Demande acceptée, le témoin du futur marié est tout trouvé, ce
sera François Besse, un autre fidèle des Masters. Emotion, quant tu nous
tiens..... Si le dîner avait commencé sous de bons auspices,
avec des convives qui, cette année, ont gentiment respecté le plan de
table prévu (à une exception près, mais bon, il faut toujours des brebis
galeuses, n’est-ce pas….) et les moments forts dont nous venons de
parler, on aurait pu espérer que tout se serait déroulé sans anicroche.
Hélas, il faut regretter un certain manque de courtoisie d’un certain
nombre de personnes. Notre traiteur avait prévu largement très largement
même, les quantités de salades, acras et autres entrées. Mais il a
commis l’erreur de laisser les gens se servir eux-mêmes, comptant sur
leur bon sens, alors que les premiers à passer au buffet ont rempli
leurs assiettes plus qu’à ras bord, ce qui fait que les dernières tables
à venir au buffet n’avaient plus rien….. Le pire, c’est que le traiteur
a débarrassé et jeté des quantités phénoménales de ces entrées, que les
gens n’avaient pas mangées et qui étaient intactes…. Dommage, vraiment
dommage….. Le tir a été rectifié aussitôt, la paëlla a été servie, et ce
sont les tables qui n’avaient pas eu d’entrées qui sont passées les
premières pour se servir en desserts. Et c’est tard dans la nuit que s’est achevée cette
soirée, dont chacun aura profité avec plaisir. Quelques-uns avaient
d’ailleurs la voix légèrement voilée le dimanche matin, mais tout le
monde était prêt pour affronter une deuxième journée. Pour les Jeunes
Conducteurs, les épreuves se terminaient d’ailleurs le matin, il ne
restait plus à certains qu’à tenter de remporter le Trophée Jean-Luc
BRECHET, qui récompense deux Jeunes Conducteurs, l’un dans la catégorie
C, l’autre dans les catégories A-B-D, Poussins et Juniors confondus.
Stéphanie QUENIN, notre Ambassadrice des Jeunes, veillait à l’entrée à
ce que chacun coure bien avec le chien qui avait participé aux épreuves
des Masters, mais aussi à ce que les parents restent à l’écart (pour
éviter que ces derniers ne mettent trop de pression sur les épaules des
enfants…). Cette épreuve facultative est toujours très appréciée par les
habitués des Masters, autant par les jeunes eux-mêmes que par les
adultes ou les spectateurs encore plus que sur un KO « ordinaire »,
chacun s’égosille, encourage son champion, applaudit, et recommence pour
le parcours suivant ! C’est toujours une ambiance extraordinaire qui
préside à cette course au cours de laquelle tout le monde se fait
plaisir. Jugé par Nadège DELATTRE et René RAUWEL, deux fidèles amis de
Jean-Luc BRECHET, ce Trophée sera offert à la remise des prix par Nadège
à Gaétan DEMAILLY et à sa Border Collie Vodka, du club de Cognac, pour
la catégorie C, et à Eva ROSIER et sa Shetland Vischka, du club de
Cabrières, pour les catégories A-B-D. En 2006, pour le premier « Trophée
Jean-Luc BRECHET », deux filles avaient gagné, suivies par deux garçons
en 2007, et la parité revient cette année, avec un garçon et une fille !
Qui, comme leurs prédécesseurs, garderont chacun un « petit » trophée
(dans lequel le Shetland pourrait presque tenir, malgré tout !), alors
que les grands trophées ne resteront dans leur club respectifs que
pendant un an : pour le conserver définitivement, il faut le remporter
trois années de suite. La question qui est venue à l’esprit de tout le
monde a été : oui, mais, puisque c’est la fin des Masters ? Ce sont les
derniers Masters, certes, mais pas le dernier Trophée Jean-Luc Bréchet,
celui-ci se poursuivra, dans une manifestation ou une autre, les
informations seront données en temps utile. Et les Seniors, que deviennent-ils, pendant ce
temps-là ? Eh bien, ils courent ! Un incident est toutefois signalé par
plusieurs personnes à l’organisation : une conductrice a participé à la
dernière épreuve avec un chien qui n’est pas celui avec lequel elle a
effectué les trois premiers parcours. Et, bien sûr, c’est l’émoi, et
Christine LABROCHERIE souhaite évoquer cela lors de la remise des prix.
Prise dans le feu de l’action, elle oubliera d’en parler, et, avec le
recul, on peut dire « tant mieux ». En effet, tout s’est éclairci, et la
concurrente en question est venue en parler et présenter des excuses.
Faute avouée est à moitié pardonnée !!!!! En effet, cette concurrente
avait déjà un éliminé et quelques fautes lorsque son chien s’est blessé,
ce qui l’a amenée à consulter le vétérinaire qui lui a déconseillé de
faire le dernier parcours. Sans réfléchir aux conséquences de son geste,
sans demander l’autorisation au juge ni aux organisateurs, animée du
simple désir de vivre les derniers Masters jusqu’au bout, elle a
emprunté le chien d’un ami pour cet ultime parcours. Donc, affaire
classée, et cela montre une fois de plus que tout peut s’expliquer, se
comprendre et se concevoir, qu’il faut juste en parler, … et de
préférence avant !!!!!!! Restons dans le domaine de qui fâche (eh oui, je n’ai
pas encore vidé tout mon sac !!!)….. D’abord, comme toujours, et malgré
le panneau sur la porte, le défilé constant au secrétariat pour des
demandes très futiles (alors que les réponses avaient déjà été données
plusieurs fois au micro par Alain BROSSEAU, il aurait suffi d’être
attentifs, ou de demander aux amis avant de venir au secrétariat !).
Est-ce cette invasion permanente qui a fait que deux « emprunts » ont
été faits dans cette pièce dans laquelle sont passés trop de gens qui
n’appartenaient pas aux bénévoles de l’organisation et qui n’avaient pas
été conviés à entrer ? Toujours est-il que nous déplorons la disparition
de deux gilets sans manches Royal Canin - Masters France d’Agility, ceux
de Christine et Gérard LABROCHERIE. Certes, ces gilets n’ont pas de
valeur marchande, mais ils ont une valeur symbolique et affective très
grande, et il est plus que regrettable que certains se soient autorisés
à emporter ces « souvenirs », d’autant qu’il a fallu fouiller pour les
emporter, ils n’étaient pas seulement posés sur une table. Si vous voyez
quelqu’un porter ces gilets alors que vous savez que les gens n’étaient
pas au nombre des bénévoles, demandez-leur comment ils les ont eus…..
Parmi les « emprunts », on note aussi les banderoles posées au
rond-point de La Garette, banderoles neuves, qui avaient déjà fait le
bonheur de quelqu’un il y a deux ans. Agilitistes ? Simples passants ?
Collectionneurs ? Là aussi, le mystère reste entier….. Tout comme il
l’est pour celui qui a voulu, à l’inverse, nous laisser un souvenir de
son chien : lundi matin vers huit heures, une découverte sur la moquette
rouge du manège : un chien avait tenu à laisser son « empreinte », et le
maître n’avait pas daigné la ramasser ni la remporter….. Dommage,
dommage, tout cela…… Et, pour finir sur une note moins grave, mais en….quiquinante,
quel plaisir que de ramasser les mégots le lundi matin, alors qu’il y a
aussi d’autres choses à faire….. Certes, il y en avait moins que l’année
dernière, mais quand même, encore un petit effort, les fumeurs !!!!!!! Redevenons plus joyeux ! Avant de parler de la remise
des prix, je voudrais, sans les citer tous, avoir un mot particulier
pour toutes celles et ceux qui auront réalisé quatre parcours sans
fautes lors de ces 21èmes Masters, soit 29 chiens au total : 15 sur 70
en catégorie A, 5 sur 48 en catégorie B, 7 sur 162 en catégorie C, et
enfin 2 sur 17 en catégorie D. L’occasion aussi de mettre en vedette une
race trop peu fréquente en agility : le Cocker. Polène, le Cocker
Anglais de Maryvonne MAHLER, du club de Vertou, fait partie de ces
chiens qui n’ont réalisé aucune faute. Mais aussi Taïga, le Cocker
Américain de Jeannine HOUGUENADE, du club de Ballan-Miré (première
sélection aux Masters malgré une participation assidue aux FAR depuis
plus de dix ans, et un classement à la 15ème place cette
année, à près de 79 ans, en attendant de faire aussi bien et pourquoi
pas mieux avec Taïga ou Cooper, le jeune Jagd Terrier qu’elle est en
train de monter). Ce week-end est passé bien vite… Voilà venu le moment
de la remise des prix… Moment tant attendu par certains qui monteront
sur le podium, moment redouté aussi, d’une certaine manière, par toutes
et tous, car cela signifiera que la fête est finie, bien finie, que les
Masters auront vécu….. Ce dont personne n’a envie…… Comme toujours, la table (ou plutôt LES tables) de
récompenses est superbe, les coupes et les trophées sont tous plus
beaux, plus grands et plus impressionnants les uns que les autres. C’est
devant ce décor somptueux que Patrick DECORTE et Christine LABROCHERIE
appelleront un concurrent que beaucoup connaissent maintenant, et que
tous apprécient pour sa gentillesse et admirent pour sa volonté et sa
détermination : Bruno MENONCELLO et sa Tervueren Sun, du club de Cognac.
Non voyant à la suite d’un accident du travail à l’automne 2006, Bruno a
voulu surmonter ce handicap et continuer à pratiquer ce sport qu’il
aimait, alors qu’il évoluait en 3ème degré. Son premier objectif était
de reprendre une licence, objectif atteint cette année. Bruno, guidé par
Cyrille POBELLE, est donc maintenant régulièrement présent en concours,
et beaucoup pourraient lui envier sa conduite et ses résultats, même
s’il a joué de malchance ce week-end. Bruno n’était pas sélectionné pour
ces Masters, malgré sa participation à la FAR des Sorinières, mais
l’organisation a décidé de l’inviter car Bruno et Sun représenteront la
France à la 7ème Coupe du Monde Para-Agility. Il sera bien sûr
accompagné de son guide, Cyrille (et aussi d’Annie PUYMIRAUD, qui guide
également Bruno), et de deux autres compétiteurs de son club :
Jean-François PUYMIRAUD (qui est aussi le coach de Bruno) et Amélie
DUTREY, chacun des trois concourant dans la catégorie correspondant à
leur handicap. Comme l’assistance de La Garette, nous pouvons leur tirer
un coup de chapeau, les applaudir et leur souhaiter bonne chance pour ce
dernier week-end d’août au cours duquel ils porteront haut nos couleurs
(couleurs qui seront portées aussi par les chiens, au sens propre,
puisqu’ils seront habillés d’une casaque bleu blanc rouge !). Royal
Canin et Animo Concept participent à ce déplacement, le premier en
offrant l’équipement complet à Annie, Amélie, Bruno, Cyrille,
Jean-François, alors que le second leur remet des chaussures Dita. De nombreux officiels sont présents, au premier rang
desquels le nouveau maire de Sansais La Garette, Monsieur Rabah
LAICHOUR, et quelques-uns de ses adjoints, mais aussi Monsieur MISBERT,
Conseiller Général représentant le Président, Monsieur Eric GAUTHIER, et
Monsieur Jean-Luc DRAPEAU, Vice président du Conseil Général. Après les
traditionnels discours, tous chargés d’émotion bien évidemment,
Christine LABROCHERIE fait entrer son équipe : tous les bénévoles qui
ont travaillé pour faire une réussite de cette finale, pour qu’elle
reste dans le cœur de tous, remontent l’allée centrale du manège sous
les applaudissements fournis des concurrents. Applaudissements qui nous
vont au cœur, qui nous font oublier notre fatigue et notre stress, qui
nous « paient » de toute la tension inhérente à une telle organisation.
Nous sommes tous plus riches de cette reconnaissance, et c’est au nom de
toutes et tous que j’en remercie chacun de ceux qui nous ont manifesté
leur contentement. Une fois retournés à leurs tâches, une autre ovation
attend tous les Jeunes Conducteurs, appelés en groupe pour les mettre
une dernière fois à l’honneur. Ils entourent leur Ambassadrice,
Stéphanie QUENIN, très émue elle aussi, et à juste titre : elle a fait
un travail fantastique avec les « p’tits loups ». Puis vient le moment d’honorer les vainqueurs de ces
21èmes Masters France d’Agility Royal Canin, le moment de faire monter
sur le podium ceux qui se battus en toute sportivité pour être parmi les
meilleurs des meilleurs. On retrouve quelques grands noms de notre
discipline, quelques habitués des podiums ou de l’équipe de France,
comme François BESSE, Nathalie BUTTEUX, Caroline DOUMERGUE, Thierry
KWASNY, Pascale JERES ou encore Aude MULLER. Toutes et tous arrivent
portés en triomphe par leurs amis, applaudis par toute la salle, et
heureux de recevoir une superbe récompense, comme d’entrer dans
l’histoire des Masters par la grande porte. Mais tout a une fin…. La cérémonie se termine…..
Patrick DECORTE a été appelé au fond du manège pour participer à une
surprise réservée à Christine LABROCHERIE, mais il ne sait pas de quoi
il s’agit… Au signal, il remonte l’allée centrale, suivi de tous les
bénévoles à nouveau réunis. Et la musique part, Grégory BIELLE-BIDALO
chante sur un air que tout le monde connaît (« Adieu monsieur le
professeur » d’Hughes AUFRAY), mais avec des paroles réécrites pour la
circonstance. En fait, la surprise est bien pour Patrick, Cricri faisait
partie du complot. « Adieu monsieur le professeur » s’est transformé en
« Adieu les FAR et les Masters », et cette chanson est un remerciement
et un hommage à « not’chef Patrick », qui appelle à ses côtés Claude
BERNARD, créateur de ces Masters : qui est le plus ému des deux ? On ne
le saura jamais, mais tous les deux maintiennent à grand peine les
larmes qui leur mouillent le coin de l’œil…. Et ils ne sont pas les
seuls : parmi les bénévoles, nombreux pleurent à chaudes larmes, tout
comme les concurrents ou les accompagnateurs, qui chantaient eux aussi,
le texte leur ayant été distribué auparavant. Une dernière photo, une dernière larme, encore des
applaudissements, les lumières vont s’éteindre, beaucoup n’ont pas envie
de partir et de se dire : c’est fini, l’histoire des Masters France d’Agility
Royal Canin vient de recevoir un point final avec cette 21ème
édition. Nous espérons simplement que vous avez vécu comme
nous des moments très forts avec ces Masters, bravo à tous les
concurrents et merci à tous les supporters, et encore une immense merci
à Claude BERNARD pour avoir créé cette finale si chère au cœur de tous
les agilitistes passés et présents, et à Patrick DECORTE pour l’avoir si
superbement continuée….. Adieu, les FAR et les Masters,
On ne vous oubliera jamais Et tout au fond de notre coeur Ces mots sont écrits à jamais….
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