XXIe MASTERS FRANCE ROYAL CANIN : LE REPORTAGE D'ELISABETH VIALLES

En pratiqueReglementProgrammeParcoursArchives vidéosPhotosRésultatsReportage

En ce premier week-end d’août, c’est une pluie d’émotion qui s’est abattue sur le Marais Poitevin, et plus précisément sur le site de la Maison du Cheval à La Garette… Les tout derniers Masters France d’Agility Royal Canin, la vingt et unième et dernière édition……

Mais commençons par le commencement…. Bien évidemment, pour préparer une telle manifestation, beaucoup de travail en amont est nécessaire, et cela exige que le comité organisateur se réunisse plusieurs fois au cours de l’hiver et du printemps, puis une dernière fois en juillet avec tous les bénévoles pour une ultime répétition, afin de s’assurer que chacun sera bien à son poste au moment opportun. Et puis, il faut installer…. Et ce n’est pas une mince affaire ! Christine et Gérard Labrocherie (Cricri et Gégé pour les intimes !) accompagnés de Bruno Martial, sont à pied d’œuvre dès le mercredi pour décharger un premier camion de matériel (en gros, tout ce qui concerne l’éclairage et la décoration du grand manège couvert) et faire les premiers branchements. Jeudi matin, une dizaine de bénévoles rallient et on attaque ! Laurent, Johanny, et quelques autres vont chercher le gros matériel (tables, chaises, mais aussi barrières Vauban, barnums, sans oublier les barques qui, fleuries, complèteront le décor du manège). Et, croyez-moi, charger et décharger tout ça sous un soleil de plomb, ce n’est pas forcément une partie de plaisir ! Il faut donc les remercier encore pour ce travail ingrat mais indispensable. Il faut aussi donner un coup de chapeau à un fidèle d’entre les fidèles, un travailleur acharné, qui a tenu à œuvrer dans l’ombre, notre ami Christian, dit « l’Auvergnat », qui ne sait pas s’arrêter quand il a commencé !

Pendant ce temps-là, le secrétariat s’installe, entre deux déchargements. Même si la plupart des documents sont prêts, il faut ranger dans des chemises différentes les feuilles de terrain de chacune des quatre épreuves, mettre au propre le plan de table et préparer les tickets pour le repas du samedi soir, terminer la confection des programmes destinés aux Jeunes Conducteurs (merci Adélie et Valentine !), bref réaliser un travail de fourmi mais nécessaire là encore. Ranger aussi les cadeaux destinés à nos chefs bien-aimés Patrick et Cricri, les cacher devrais-je dire, car si chacun était au courant pour l’autre, ils ne savaient bien évidemment pas tout !!!!!! Patrick Decorte, responsable des grands événements pour Royal Canin, arrive dans l’après-midi, accompagné de Brigitte, son épouse, ce qui est pour nous un plaisir, et un remerciement pour le travail accompli.

Jeudi soir, une bonne douche avant le dîner est la bienvenue, tant il a fait chaud ! Mais le vendredi sera aussi une journée fatigante et importante : tout doit être fin prêt le soir pour que la fête commence ! Heureusement, il fait beaucoup moins chaud, et l’installation se poursuit : accrocher les drapeaux des régions et le ballon Royal Canin au-dessus des carrières dans lesquelles auront lieu les épreuves, monter les tentes qui abriteront les chronomètres électroniques, les officiels et l’équipe Internet, matérialiser les terrains, installer la buvette, moquetter de rouge tout le manège après avoir mis en place les voiles qui cacheront la charpente, créer le décor floral, poser les calicots et les fléchages, voilà quelques-unes des tâches qu’il faut accomplir. Tout au long de la journée, des concurrents arrivent et viennent nous dire bonjour, échanger quelques mots avec nous (mais nous n’avons guère de temps à leur accorder !), le site prend forme et s’anime.

Vendredi soir, comme d’habitude, tout est en place… Une nuit de repos, et…..

Attention, Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va commencer !

Samedi matin 2 août : dès six heures, l’équipe en tenue est à pied d’œuvre. Un dernier briefing pour le personnel de terrain pendant que la buvette s’active et que la remise des dossards se prépare. Tout le monde est un peu fébrile, chacun a envie que ces derniers Masters soient une réussite, mais l’atmosphère reste sereine. Seule ombre au tableau, la pluie. Elle est arrivée pendant la nuit, et elle s’annonce durable. Certes, cela évitera la poussière, mais bon….. Les parapluies fleurissent, mais cela n’entame pas la bonne humeur des concurrents, tous ravis d’être là. Un incident choquant à la remise des dossards : une concurrente arrive, explique que son chien est mort depuis la FAR à laquelle elle a été sélectionnée, mais qu’elle exige néanmoins ses cadeaux puisqu’elle a payé…. Voilà une bien triste mentalité, qui fait passer l’argent avant l’amour du chien, et nous avons toutes été ébahies de cette manière de faire qui colle si peu à l’esprit agility que nous défendons via les FAR et les Masters…..

C’est donc sous la pluie que Patrick DECORTE et Christine LABROCHERIE déclarent ouverts ces 21èmes Masters France d »’Agility Royal Canin, et l’émotion est perceptible. Il faut dire, que, comme les nombreux athlètes qui concourent aux Jeux Olympiques, tous les agilitistes avaient envie de faire partie des sélectionnés, même s’ils savent que tous ne gagneront pas. Pierre de Coubertin l’a dit, « l’essentiel est de participer », c’est l’esprit du sport et c’est l’esprit que nous sommes nombreux à vouloir conserver pour l’agility.

Les premières séries vont s’élancer sur les parcours dessinés par Maryannic JOURDEN pour un jumping A-B-D et Dominique DREYER pour un agility C. Tout au long de ces deux jours et des quatre épreuves, chaque catégorie (A-B-C-D) sera passée sur un parcours de chacun des quatre juges retenus pour cette finale : outre Maryannic et Dominique, Jean-Luc GENOT et David MARTINEZ départageront les Seniors. Inutile, je pense, de dire que tous les tracés étaient bien destinés à mettre en valeur les trajectoires des chiens, à faire en sorte que chaque conducteur puisse donner le meilleur de lui-même et de son chien. C’est important pour chacun, bien sûr, et cela l’était encore plus pour ceux qui mettaient leur compagnon à la retraite lors de ce week-end prestigieux. Parmi eux, citons Laly à Isabelle FRAGA (chien en blanc qui aura réalisé quatre parcours sans faute), Némo à Véronique BEDEAU, Northern à Sabine DESCHOOLMESTER, Olymp Red à Rémy QUENIN, nous souhaitons à tous une longue et belle retraite auprès de leurs maîtres respectifs.

Pendant que les Seniors entraient dans la danse, les Jeunes Conducteurs étaient réunis dans le manège pour un agréable petit déjeuner qui leur était offert. En effet, ces 21èmes Masters d’Agility Royal Canin mettaient en vedette tous ces jeunes, qui sont l’avenir de notre discipline, qui sont pour la plupart d’entre eux autant si ce n’est plus passionnés que les adultes, et dont Jean-Luc BRECHET, créateur de la catégorie « Espoir », se plaisait à dire qu’ils conduisaient mieux que leurs aînés ! Une Ambassadrice des Jeunes Conducteurs avait été nommée pour accompagner tous ces jeunes pendant tout le week-end, Stéphanie QUENIN, une ex-Jeune Conductrice au sourire chaleureux et à la passion de l’agility débordante. Stéphanie a conçu pour « ses » Jeunes un livret particulier, un « journal de bord des Masters », extrêmement bien conçu. Le programme des Jeunes est bien sûr détaillé, mais ce livret comprend aussi un bref historique des Masters, des rappels des principaux points de règlement, des jeux, des informations sur les classifications des chiens par groupes, des conseils vétérinaires, l’interview d’une Jeune Conductrice habituée des finales et des podiums. Nos Juniors et Poussins ont vu tout cela lors de leur table ronde qui suivait le petit déjeuner, ils ont pu parler de concours, de règlement et de tout ce qui touche à l’agility avec Nadège DELATRE et David MARTINEZ, mais aussi de soins vétérinaires et de tout ce qui touche à la santé et au bien-être de leur compagnon avec Emmanuel RENARD (qui fêtait son anniversaire ce jour-là, d’ailleurs !). Enfin, chaque enfant recevait un bon lui permettant de retirer une photo offerte par Patricia et Robert, les photographes de nos manifestations, un montage qui permettait de revivre en image une partie de ce week-end.

Nos Jeunes Conducteurs couraient sur les parcours de Nadège DELATTRE et de Michel DURIEUX pour les trois épreuves qui devaient déterminer les vainqueurs de cette 21ème édition des Masters. Mais ils pouvaient aussi participer au Trophée Jean-Luc BRECHET, un K.O. qui leur est réservé, jugé par Nadège DELATTRE et René RAUWEL. Pour d’évidentes raisons d’organisation et de temps, tous les Jeunes ne pouvaient être inscrits, seuls les premiers à se présenter étaient pris, à condition de courir avec le chien qui participait aux Masters. Si les enfants le comprenaient fort bien, ce n’était pas toujours le cas des parents, malheureusement….

Je voudrais enfin citer un Jeune Conducteur des Pays de la Loire, Nicolas : son chien était blessé, il a n’a donc pu qu’être spectateur pour ces derniers Masters, et je sais que cela lui a fait beaucoup de peine. Son regard triste fera partie aussi de mes souvenirs de ce week-end, tout comme sa résignation digne malgré sa déception. Ce Jeune a accepté le règlement, il a eu une attitude remarquable, et je voulais lui rendre un hommage particulier, à lui qui n’a pas pu participer à la fête comme il l’aurait aimé. Bravo, Nicolas, et j’espère que tu auras passé un excellent week-end malgré tout…. C’est une mésaventure d’un autre genre qui est arrivé à un autre enfant, Romain : le livret des Jeunes Conducteurs spécifiait bien que les parents n’avaient pas le droit de le consulter, et Romain a respecté cette consigne ! Mal lui en a pris : du coup, sa maman ne savait pas quand était la dernière épreuve, et Romain ne s’est donc pas présenté, alors qu’il était bien placé dans les deux précédentes. Et pourtant, Romain avait le sourire le dimanche soir : l’apprentissage de la vie est parfois difficile, mais ces jeunes savent nous montrer qu’ils sont bien armés pour surmonter les déconvenues. Bravo à Nicolas, à Romain, et à tous les autres !

Les épreuves se sont succédées sous la pluie, mais elle a daigné s’arrêter dans l’après-midi, au grand soulagement de tout le monde ! En effet, c’est traditionnellement le défilé des régionales qui clôt la journée du samedi, avant le pot de l’amitié servi dehors et le dîner de gala. C’est donc par un temps relativement clément que la fête a pu se poursuivre ! Ce défilé est un temps fort des Masters, et la plupart des régions avaient fait encore plus d’efforts qu’à l’accoutumée pour que tous vivent un moment de fête ! Toutes les régions ont donc d’abord défilé dans la carrière débarrassée des obstacles, avant de revenir pour présenter leurs chorégraphies ou mises en scène. Cette année encore, l’imagination était au pouvoir ! Avec ou sans costumes régionaux, comme les Bergeracois ou les Alsaciens, voilà l’occasion de faire un tour de France, en passant par la Lorraine, avec des sabots bien sûr ! La Basse Normandie présentait une meute de « dalmatiens » blancs à pois noirs de toutes tailles (j’ai même reconnu un ancien Grand Schtroumpf qui était sorti de derrière son ordinateur et son Internet, n’est-ce pas, Bruno ?), la Gironde, les Landes et la Dordogne présentaient des « Miss » très élégantes accompagnées de leurs chiens, le Limousin et la Bretagne étaient quant à eux très baba cool en revisitant les années hippies. L’Ile de France était au goût du jour avec une présentation des anneaux olympiques par des participants en toges, alors que la Rhône-Alpes nous entraînait dans une présentation très « Nouvelle Orléans », avec un superbe « Noir » portant une pancarte « au revoir et merci », une manière bien sympathique de remercier pour ces vingt et une années de plaisir avec les Masters. Exotisme aussi, mais sans artifice, avec nos amis de la Réunion, qui alignaient cette année encore deux concurrents, un Senior et une Jeune Conductrice, pour la seule finale à laquelle ils participent, et c’est toujours un plaisir que de les accueillir (tiens tiens !, qui est derrière, dans ce joli paréo ? mais c’est notre amie Nadège, venue étoffer les rangs de cette délégation chère à son cœur !). Restons aussi dans l’air du temps avec une région qui n’a jamais engendré la morosité dans les défilés, la Saint Hubert du Nord : cette fois, ce sont bien sûr nos amis les Ch’tis qui sont les bienvenus à La Garette, avec des tee-shirts idoines, et deux facteurs à vélo qui distribuent …. Non pas le courrier, mais des Bêtises de Cambrai au public ravi ! Quant au podium de ce défilé, il serait temps d’en parler : les vainqueurs de l’année dernière se classent cette année à la troisième place, ce sont les représentants de Pyrénées Gascogne qui, vêtus de rouge et de blanc, font un numéro étourdissant autour d’un double mât de cocagne auquel sont accrochés des rubans rouges et blancs eux aussi, les chiens prenant une part très active à cette joyeuse ronde. La région Poitou-Charentes, vainqueur en 2006, troisième en 2007, s’adjuge la deuxième place en 2008, grâce à une mise en scène très recherchée : de superbes Indiens très emplumés, précédés de deux squaws à cheval, traîne un malheureux cow-boy avant de l’attacher au poteau d’exécution pour le scalper, avant de clôturer par une danse guerrière très impressionnante (que les âmes sensibles se rassurent, le scalp était une perruque ! Quant à la première place de ce magnifique défilé, elle revient aux Pays de la Loire, qui ont présenté une chorégraphie vive, entraînante, pleine de gaîté, avec des ombrelles vertes, blanches et bleues tenues par des danseuses et danseurs aux pantalons blancs et aux polos aux couleurs assorties à celles des ombrelles, chorégraphie dans laquelle les chiens avaient aussi leur place : un peu d’imagination, une musique rythmée, pas de costume extravagant, beaucoup de motivation, un esprit d’équipe, une grande envie de s’amuser tous ensemble et de communiquer cette envie, voilà les ingrédients mis en œuvre pour cette prestation ! Bravo encore aux trois régions lauréates, avec une mention spéciale pour les Pays de la Loire !

Et c’est autour du pot de l’amitié qu’on retrouve les Indiens, les jazzmen, les facteurs, les danseurs de toutes sortes, les « dalmatiens », les hippies, les Miss et tous les autres. Une fois l’apéritif terminé, place à un autre clou du week-end : le dîner de gala, toujours très couru par les participants. C’est dans l’émotion que débute cette soirée : Patrick DECORTE remercie Christine LABROCHERIE pour sa collaboration appréciée aux FAR et aux Masters pendant plusieurs années, en lui offrant un magnifique palmier à planter dans son jardin (petit détail : finalement, heureusement qu’il y a le camion du matériel pour transporter cette plante immense !). Les bénévoles ne sont pas en reste, puisqu’ils offrent à Christine un sac et son porte-monnaie assortie à la toile imprimée …. de chiens, bien sûr ! Mais Patrick DECORTE n’est pas oublié lui non plus : le comité d’organisation connaît le plaisir qu’il prend à cuisiner, et lui offre donc un beau livre, autant livre de recettes du monde que carnet de voyage d’un grand cuisinier et recueil de photos toutes plus sublimes les unes que les autres. Une manière de lui dire combien nous avons aimé travailler avec lui, et pour lui…. Les larmes ne sont pas loin….. Elles ne sont pas loin non plus lorsque Bruno Delafenestre, appelé au micro comme l’un des plus anciens participants aux Masters, rend un vibrant hommage à cette organisation si appréciée au fil des années. On croit qu’il a fini, mais non ! Bruno a un message personnel à faire passer : une demande en mariage ! Demande acceptée, le témoin du futur marié est tout trouvé, ce sera François Besse, un autre fidèle des Masters. Emotion, quant tu nous tiens.....

Si le dîner avait commencé sous de bons auspices, avec des convives qui, cette année, ont gentiment respecté le plan de table prévu (à une exception près, mais bon, il faut toujours des brebis galeuses, n’est-ce pas….) et les moments forts dont nous venons de parler, on aurait pu espérer que tout se serait déroulé sans anicroche. Hélas, il faut regretter un certain manque de courtoisie d’un certain nombre de personnes. Notre traiteur avait prévu largement très largement même, les quantités de salades, acras et autres entrées. Mais il a commis l’erreur de laisser les gens se servir eux-mêmes, comptant sur leur bon sens, alors que les premiers à passer au buffet ont rempli leurs assiettes plus qu’à ras bord, ce qui fait que les dernières tables à venir au buffet n’avaient plus rien….. Le pire, c’est que le traiteur a débarrassé et jeté des quantités phénoménales de ces entrées, que les gens n’avaient pas mangées et qui étaient intactes…. Dommage, vraiment dommage….. Le tir a été rectifié aussitôt, la paëlla a été servie, et ce sont les tables qui n’avaient pas eu d’entrées qui sont passées les premières pour se servir en desserts.

Et c’est tard dans la nuit que s’est achevée cette soirée, dont chacun aura profité avec plaisir. Quelques-uns avaient d’ailleurs la voix légèrement voilée le dimanche matin, mais tout le monde était prêt pour affronter une deuxième journée. Pour les Jeunes Conducteurs, les épreuves se terminaient d’ailleurs le matin, il ne restait plus à certains qu’à tenter de remporter le Trophée Jean-Luc BRECHET, qui récompense deux Jeunes Conducteurs, l’un dans la catégorie C, l’autre dans les catégories A-B-D, Poussins et Juniors confondus. Stéphanie QUENIN, notre Ambassadrice des Jeunes, veillait à l’entrée à ce que chacun coure bien avec le chien qui avait participé aux épreuves des Masters, mais aussi à ce que les parents restent à l’écart (pour éviter que ces derniers ne mettent trop de pression sur les épaules des enfants…). Cette épreuve facultative est toujours très appréciée par les habitués des Masters, autant par les jeunes eux-mêmes que par les adultes ou les spectateurs encore plus que sur un KO « ordinaire », chacun s’égosille, encourage son champion, applaudit, et recommence pour le parcours suivant ! C’est toujours une ambiance extraordinaire qui préside à cette course au cours de laquelle tout le monde se fait plaisir. Jugé par Nadège DELATTRE et René RAUWEL, deux fidèles amis de Jean-Luc BRECHET, ce Trophée sera offert à la remise des prix par Nadège à Gaétan DEMAILLY et à sa Border Collie Vodka, du club de Cognac, pour la catégorie C, et à Eva ROSIER et sa Shetland Vischka, du club de Cabrières, pour les catégories A-B-D. En 2006, pour le premier « Trophée Jean-Luc BRECHET », deux filles avaient gagné, suivies par deux garçons en 2007, et la parité revient cette année, avec un garçon et une fille ! Qui, comme leurs prédécesseurs, garderont chacun un « petit » trophée (dans lequel le Shetland pourrait presque tenir, malgré tout !), alors que les grands trophées ne resteront dans leur club respectifs que pendant un an : pour le conserver définitivement, il faut le remporter trois années de suite. La question qui est venue à l’esprit de tout le monde a été : oui, mais, puisque c’est la fin des Masters ? Ce sont les derniers Masters, certes, mais pas le dernier Trophée Jean-Luc Bréchet, celui-ci se poursuivra, dans une manifestation ou une autre, les informations seront données en temps utile.

Et les Seniors, que deviennent-ils, pendant ce temps-là ? Eh bien, ils courent ! Un incident est toutefois signalé par plusieurs personnes à l’organisation : une conductrice a participé à la dernière épreuve avec un chien qui n’est pas celui avec lequel elle a effectué les trois premiers parcours. Et, bien sûr, c’est l’émoi, et Christine LABROCHERIE souhaite évoquer cela lors de la remise des prix. Prise dans le feu de l’action, elle oubliera d’en parler, et, avec le recul, on peut dire « tant mieux ». En effet, tout s’est éclairci, et la concurrente en question est venue en parler et présenter des excuses. Faute avouée est à moitié pardonnée !!!!! En effet, cette concurrente avait déjà un éliminé et quelques fautes lorsque son chien s’est blessé, ce qui l’a amenée à consulter le vétérinaire qui lui a déconseillé de faire le dernier parcours. Sans réfléchir aux conséquences de son geste, sans demander l’autorisation au juge ni aux organisateurs, animée du simple désir de vivre les derniers Masters jusqu’au bout, elle a emprunté le chien d’un ami pour cet ultime parcours. Donc, affaire classée, et cela montre une fois de plus que tout peut s’expliquer, se comprendre et se concevoir, qu’il faut juste en parler, … et de préférence avant !!!!!!!

Restons dans le domaine de qui fâche (eh oui, je n’ai pas encore vidé tout mon sac !!!)….. D’abord, comme toujours, et malgré le panneau sur la porte, le défilé constant au secrétariat pour des demandes très futiles (alors que les réponses avaient déjà été données plusieurs fois au micro par Alain BROSSEAU, il aurait suffi d’être attentifs, ou de demander aux amis avant de venir au secrétariat !). Est-ce cette invasion permanente qui a fait que deux « emprunts » ont été faits dans cette pièce dans laquelle sont passés trop de gens qui n’appartenaient pas aux bénévoles de l’organisation et qui n’avaient pas été conviés à entrer ? Toujours est-il que nous déplorons la disparition de deux gilets sans manches Royal Canin - Masters France d’Agility, ceux de Christine et Gérard LABROCHERIE. Certes, ces gilets n’ont pas de valeur marchande, mais ils ont une valeur symbolique et affective très grande, et il est plus que regrettable que certains se soient autorisés à emporter ces « souvenirs », d’autant qu’il a fallu fouiller pour les emporter, ils n’étaient pas seulement posés sur une table. Si vous voyez quelqu’un porter ces gilets alors que vous savez que les gens n’étaient pas au nombre des bénévoles, demandez-leur comment ils les ont eus….. Parmi les « emprunts », on note aussi les banderoles posées au rond-point de La Garette, banderoles neuves, qui avaient déjà fait le bonheur de quelqu’un il y a deux ans. Agilitistes ? Simples passants ? Collectionneurs ? Là aussi, le mystère reste entier….. Tout comme il l’est pour celui qui a voulu, à l’inverse, nous laisser un souvenir de son chien : lundi matin vers huit heures, une découverte sur la moquette rouge du manège : un chien avait tenu à laisser son « empreinte », et le maître n’avait pas daigné la ramasser ni la remporter….. Dommage, dommage, tout cela…… Et, pour finir sur une note moins grave, mais en….quiquinante, quel plaisir que de ramasser les mégots le lundi matin, alors qu’il y a aussi d’autres choses à faire….. Certes, il y en avait moins que l’année dernière, mais quand même, encore un petit effort, les fumeurs !!!!!!!

Redevenons plus joyeux ! Avant de parler de la remise des prix, je voudrais, sans les citer tous, avoir un mot particulier pour toutes celles et ceux qui auront réalisé quatre parcours sans fautes lors de ces 21èmes Masters, soit 29 chiens au total : 15 sur 70 en catégorie A, 5 sur 48 en catégorie B, 7 sur 162 en catégorie C, et enfin 2 sur 17 en catégorie D. L’occasion aussi de mettre en vedette une race trop peu fréquente en agility : le Cocker. Polène, le Cocker Anglais de Maryvonne MAHLER, du club de Vertou, fait partie de ces chiens qui n’ont réalisé aucune faute. Mais aussi Taïga, le Cocker Américain de Jeannine HOUGUENADE, du club de Ballan-Miré (première sélection aux Masters malgré une participation assidue aux FAR depuis plus de dix ans, et un classement à la 15ème place cette année, à près de 79 ans, en attendant de faire aussi bien et pourquoi pas mieux avec Taïga ou Cooper, le jeune Jagd Terrier qu’elle est en train de monter).

Ce week-end est passé bien vite… Voilà venu le moment de la remise des prix… Moment tant attendu par certains qui monteront sur le podium, moment redouté aussi, d’une certaine manière, par toutes et tous, car cela signifiera que la fête est finie, bien finie, que les Masters auront vécu….. Ce dont personne n’a envie……

Comme toujours, la table (ou plutôt LES tables) de récompenses est superbe, les coupes et les trophées sont tous plus beaux, plus grands et plus impressionnants les uns que les autres. C’est devant ce décor somptueux que Patrick DECORTE et Christine LABROCHERIE appelleront un concurrent que beaucoup connaissent maintenant, et que tous apprécient pour sa gentillesse et admirent pour sa volonté et sa détermination : Bruno MENONCELLO et sa Tervueren Sun, du club de Cognac. Non voyant à la suite d’un accident du travail à l’automne 2006, Bruno a voulu surmonter ce handicap et continuer à pratiquer ce sport qu’il aimait, alors qu’il évoluait en 3ème degré. Son premier objectif était de reprendre une licence, objectif atteint cette année. Bruno, guidé par Cyrille POBELLE, est donc maintenant régulièrement présent en concours, et beaucoup pourraient lui envier sa conduite et ses résultats, même s’il a joué de malchance ce week-end. Bruno n’était pas sélectionné pour ces Masters, malgré sa participation à la FAR des Sorinières, mais l’organisation a décidé de l’inviter car Bruno et Sun représenteront la France à la 7ème Coupe du Monde Para-Agility. Il sera bien sûr accompagné de son guide, Cyrille (et aussi d’Annie PUYMIRAUD, qui guide également Bruno), et de deux autres compétiteurs de son club : Jean-François PUYMIRAUD (qui est aussi le coach de Bruno) et Amélie DUTREY, chacun des trois concourant dans la catégorie correspondant à leur handicap. Comme l’assistance de La Garette, nous pouvons leur tirer un coup de chapeau, les applaudir et leur souhaiter bonne chance pour ce dernier week-end d’août au cours duquel ils porteront haut nos couleurs (couleurs qui seront portées aussi par les chiens, au sens propre, puisqu’ils seront habillés d’une casaque bleu blanc rouge !). Royal Canin et Animo Concept participent à ce déplacement, le premier en offrant l’équipement complet à Annie, Amélie, Bruno, Cyrille, Jean-François, alors que le second leur remet des chaussures Dita.

De nombreux officiels sont présents, au premier rang desquels le nouveau maire de Sansais La Garette, Monsieur Rabah LAICHOUR, et quelques-uns de ses adjoints, mais aussi Monsieur MISBERT, Conseiller Général représentant le Président, Monsieur Eric GAUTHIER, et Monsieur Jean-Luc DRAPEAU, Vice président du Conseil Général. Après les traditionnels discours, tous chargés d’émotion bien évidemment, Christine LABROCHERIE fait entrer son équipe : tous les bénévoles qui ont travaillé pour faire une réussite de cette finale, pour qu’elle reste dans le cœur de tous, remontent l’allée centrale du manège sous les applaudissements fournis des concurrents. Applaudissements qui nous vont au cœur, qui nous font oublier notre fatigue et notre stress, qui nous « paient » de toute la tension inhérente à une telle organisation. Nous sommes tous plus riches de cette reconnaissance, et c’est au nom de toutes et tous que j’en remercie chacun de ceux qui nous ont manifesté leur contentement. Une fois retournés à leurs tâches, une autre ovation attend tous les Jeunes Conducteurs, appelés en groupe pour les mettre une dernière fois à l’honneur. Ils entourent leur Ambassadrice, Stéphanie QUENIN, très émue elle aussi, et à juste titre : elle a fait un travail fantastique avec les « p’tits loups ».

Puis vient le moment d’honorer les vainqueurs de ces 21èmes Masters France d’Agility Royal Canin, le moment de faire monter sur le podium ceux qui se battus en toute sportivité pour être parmi les meilleurs des meilleurs. On retrouve quelques grands noms de notre discipline, quelques habitués des podiums ou de l’équipe de France, comme François BESSE, Nathalie BUTTEUX, Caroline DOUMERGUE, Thierry KWASNY, Pascale JERES ou encore Aude MULLER. Toutes et tous arrivent portés en triomphe par leurs amis, applaudis par toute la salle, et heureux de recevoir une superbe récompense, comme d’entrer dans l’histoire des Masters par la grande porte.

Mais tout a une fin…. La cérémonie se termine….. Patrick DECORTE a été appelé au fond du manège pour participer à une surprise réservée à Christine LABROCHERIE, mais il ne sait pas de quoi il s’agit… Au signal, il remonte l’allée centrale, suivi de tous les bénévoles à nouveau réunis. Et la musique part, Grégory BIELLE-BIDALO chante sur un air que tout le monde connaît (« Adieu monsieur le professeur » d’Hughes AUFRAY), mais avec des paroles réécrites pour la circonstance. En fait, la surprise est bien pour Patrick, Cricri faisait partie du complot. « Adieu monsieur le professeur » s’est transformé en « Adieu les FAR et les Masters », et cette chanson est un remerciement et un hommage à « not’chef Patrick », qui appelle à ses côtés Claude BERNARD, créateur de ces Masters : qui est le plus ému des deux ? On ne le saura jamais, mais tous les deux maintiennent à grand peine les larmes qui leur mouillent le coin de l’œil…. Et ils ne sont pas les seuls : parmi les bénévoles, nombreux pleurent à chaudes larmes, tout comme les concurrents ou les accompagnateurs, qui chantaient eux aussi, le texte leur ayant été distribué auparavant.

Une dernière photo, une dernière larme, encore des applaudissements, les lumières vont s’éteindre, beaucoup n’ont pas envie de partir et de se dire : c’est fini, l’histoire des Masters France d’Agility Royal Canin vient de recevoir un point final avec cette 21ème édition.

Nous espérons simplement que vous avez vécu comme nous des moments très forts avec ces Masters, bravo à tous les concurrents et merci à tous les supporters, et encore une immense merci à Claude BERNARD pour avoir créé cette finale si chère au cœur de tous les agilitistes passés et présents, et à Patrick DECORTE pour l’avoir si superbement continuée…..

Adieu, les FAR et les Masters,

On ne vous oubliera jamais

Et tout au fond de notre coeur

Ces mots sont écrits à jamais….

Elisabeth VIALLES